Piétonne traversant une rue animée au milieu des scooters à Hanoï

Être piétons au Vietnam : comment circuler et traverser la rue sans stress ?

Les premières minutes à Hô Chi Minh-Ville ou Hanoï peuvent être déconcertantes.

Des scooters arrivent de partout, certains trottoirs servent de parking ou de terrasse, et traverser une grande avenue ressemble parfois davantage à un exercice de confiance qu’à une simple promenade.

Pourtant, marcher au Vietnam devient rapidement beaucoup plus naturel qu’il n’y paraît.

Il suffit surtout de comprendre comment fonctionne le trafic local.

 

 

Traverser la rue au Vietnam : la règle la plus importante

Le premier réflexe européen consiste souvent à attendre que la circulation s’arrête complètement.

Au Vietnam, surtout dans les grandes villes, cela peut signifier attendre très longtemps.

La logique est différente : lorsque les conditions permettent de traverser, avancez progressivement et de manière prévisible.

Ne courez pas, ne changez pas brusquement de direction et évitez de faire un pas en avant puis deux en arrière.

Les conducteurs de scooters anticipent votre trajectoire et passent généralement devant ou derrière vous.

Ce qui rend une traversée difficile n’est donc pas forcément le nombre de scooters, mais un mouvement imprévisible du piéton.

 

Piétons traversant un passage protégé au milieu de la circulation à Hô Chi Minh-Ville

 

Faut-il attendre un passage piéton ?

Lorsqu’un passage protégé et un feu sont disponibles, utilisez-les évidemment.

Mais ne partez pas du principe qu’un passage piéton vous donne automatiquement la priorité absolue comme en France.

Avant de vous engager, regardez toujours dans les deux directions et continuez à observer la circulation pendant toute la traversée.

Même lorsque le feu semble favorable, scooters et véhicules peuvent encore tourner ou arriver depuis une rue latérale.

 

Le meilleur conseil pour une première traversée

Si vous n’êtes vraiment pas à l’aise, faites exactement ce que nous faisions au début : attendez qu’un habitant traverse et partez avec lui.

Observez son rythme.

Vous remarquerez rapidement qu’il ne cherche pas forcément une route totalement vide. Il attend simplement le bon moment, puis avance régulièrement.

Après quelques traversées, le système devient beaucoup plus intuitif.

 

Les trottoirs ne sont pas toujours réservés aux piétons

Autre particularité : au Vietnam, un trottoir peut simultanément servir de parking à scooters, d’espace pour un restaurant, de zone de livraison ou d’étal pour un commerce.

Vous devrez donc régulièrement redescendre momentanément sur la chaussée.

Dans ce cas, restez près du bord et marchez face à la circulation lorsque cela permet de mieux voir les véhicules arriver.

Certaines zones sont néanmoins beaucoup plus confortables. À Hô Chi Minh-Ville, par exemple, Nguyen Hue est une large avenue piétonne particulièrement agréable pour souffler au milieu de l’intensité de la ville.

 

Piétons circulant sur un trottoir occupé par des scooters et des stands de rue au Vietnam

 

Et dans les grandes villes : Hô Chi Minh-Ville et Hanoï ?

A Hanoï, le Vieux Quartier donne parfois l’impression d’être encore plus chaotique.

Ruelles étroites, scooters stationnés, vendeurs, voitures et piétons occupent souvent le même espace.

Mais le principe reste identique : restez visible, avancez de manière régulière et ne faites pas de mouvement brusque.

Après quelques jours, vous finirez probablement par traverser une rue remplie de scooters sans même y penser.

 

Promenade sur une grande avenue piétonne à Hô Chi Minh-Ville au coucher du soleil

 

Les erreurs à éviter

La première est de courir pour « profiter d’un trou ». Vous devenez alors beaucoup moins prévisible pour les conducteurs.

La deuxième est de s’arrêter au milieu de la chaussée après avoir commencé à traverser.

La troisième consiste à regarder uniquement dans la direction théorique de circulation. Au Vietnam, un scooter peut parfois arriver du côté auquel vous ne vous attendez pas.

Enfin, évitez de marcher en regardant votre téléphone dans les rues à circulation dense. Gardez votre attention sur les scooters, les intersections et les sorties de parking.

Consultez également le site officiel Vietnam Tourism qui rassemble des informations pratiques sur les destinations, les transports et les expériences à travers le pays.

 

Piétons traversant un passage protégé au milieu de la circulation à Hô Chi Minh-Ville

 

Marcher reste-t-il agréable au Vietnam ?

Oui, et nous le recommandons même beaucoup.

Certains quartiers se découvrent particulièrement bien à pied. À Cholon, par exemple, notre itinéraire relie plusieurs pagodes, le marché de Binh Tay, des rues commerçantes et l’église Cha Tam à pied.

La marche permet aussi de remarquer tout ce que l’on manque depuis un taxi ou un scooter : cafés minuscules, marchés, temples cachés et scènes de rue.

Il faut simplement accepter que marcher au Vietnam ne fonctionne pas exactement comme marcher dans une ville européenne.

Notre avis : Les premières traversées peuvent impressionner, surtout à Hanoï et Hô Chi Minh-Ville. Mais le trafic vietnamien possède sa propre logique. Avancez calmement, restez prévisible, observez les scooters et ne courez pas. Au bout de quelques jours, ce qui semblait complètement chaotique à votre arrivée devient étonnamment naturel.

 

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